dimanche 22 avril 2007

Dans la peau de Jacques Chirac


Je ne sais pas si c'est ce dimanche de premier tour des élections présidentielles (et donc deux semaines avant son pot de départ) qui m'a donné envie de regarder cette pseudo-parodie politique ou simplement l'envie de rire de bon matin, mais ce "documentaire" est très intéressant et très marrant. Pourtant je ne m'intéresse guère à la politique en général.

Note : 15/20

dimanche 15 avril 2007

Je vais bien, ne t'en fais pas


Alors là, je fus des plus agréablement surpris. L'actrice principale joue très bien, mais Kad Merad, qui joue le père (et qui a eu le César du Meilleur Second Rôle pour ce film) est surprenant. Ce n'est pas un rôle comique et il joue à merveille. Ne cherchez pas à en savoir plus sur le film avant de le voir et vous serez ravis ! A noter que la chanson du film est de Aaron (qui le chanteur du groupe fait une apparition dans le film), ce titre est sublime.
Ce film est déjà en DVD.

Note : 18/20

lundi 9 avril 2007

Fatals Picards - Pamplemousse Mécanique

J'ai découvert ce groupe il y a très peu de temps et faut dire que je suis assez emballé par leurs chansons. Les textes sont plein de drôlerie et d'ironie. Quelque soit le sujet traité, il est abordé par le biais de l'humour. Les musiques et les mélodies sont plutôt festives. Je dois dire qu'il y a quand même des morceaux mieux réussis que d'autres mais globalement, c'est du bon. Les titres les plus aboutis , à mon goût, sont "La sécurité de l'emploi" et "Djembé man".
A noter également que les Fatals Picards représenteront la France au prochain concours eurovision de la chanson. La chanson qu'ils défendront n'est pas encore sur l'album car ils l'ont écrite spécialement pour l'occasion. Le titre se nomme "L'amour à la française" et est chanté dans un langage "franglais". En tous cas, si on gagne pas cette année le concours, je crois qu'on le gagnera jamais car c'est la chanson idéale je pense.

mardi 3 avril 2007

Arcade Fire - Neon Bible

Arcade Fire est un groupe de rock canadien qui a enregistré cet album dans une petite église non-loin de Montréal. D'ailleurs, on peut entendre sur certains morceaux des sons d'orgue d'église. Ceci donne à ce disque une ambiance complètement planante et sur toutes les chansons. Le titre qui reflète le mieux la couleur musicale de l'album est "Intervention". "My Body Is A Cage" est également une très belle chanson. Attention, je préviens, c'est assez particulier donc je sais que tout le monde n'aimera pas : certains vont trouver ça trop bruyant et répétitif, d'autres vont crier au génie (j'en fais partie). Ce qui est sûr, c'est que la musique de Arcade Fire ne laisse pas indifférent, dans un sens ou dans l'autre.
A écouter également, l'abum précédent "Funeral" qui est déjà une référence musicale de nos jours. Sur ce disque, l'une de mes chansons préférées, tous styles confondus : "Neighborhood #1"
Pour conclure, je dirai que c'est une musique qui n'est pas forcément évidente à accrocher à la première écoute, c'est donc pour cette raison que plusieurs écoutes sont nécessaires.

Concert Aldebert - Festival Avec le Temps

Voilà, fin mars 2007. Espace Julien Marseille. Une petite salle, quasiment un concert privé.
20h30 tout le monde attend l'artiste bisontin. Quatre ans après ses deux concerts pour mon école (ensmm), je retrouve avec joie les textes d'Aldebert.
Une sacrée soirée !
Il a chanté surtout ses chansons du dernier album (les Paradis Disponibles) mais le public les connaissaient déjà très bien. Ses musiciens sont super, très drôles. Lui, très proche de son public à sauter tout le temps dans tous les sens, on comprends qui est le singe de son 3ème album. Les Marseillaises n'ont pas hésité à monter le rejoindre sur scène à la fin, à sa demande, transformant la salle en une sorte de discothèque.
C'est quand son prochain passage dans le Sud ?
En tout cas, pour ceux qui aiment la chanson française et la nouvelle scène, courez-y !

lundi 2 avril 2007

Armistead Maupin : Les chroniques de San Francisco

Armistead Maupin a réinventé le roman feuilleton, au milieu desannées 70, dans le « San Francisco Chronicle » en créant une galerie de personnages inoubliables. Une aventure littéraire qui a duré treize ans.

Mary Ann, Mona, Mme Madrigal, Michael, Brian et Norman batifolent dans une pension de famille à San Francisco dans les années 70. Vincent, Beauchamp, le Docteur Fielding, De De, Edgar, Connie, Cheryl et les autres gravitent autours d'eux, dans les rôles d'amis, d'amants, d'amoureux ou de parents spirituels des uns et des autres. Les scènes de parlotes - de type jeune cinéma français apprêté- prennent pour cadre la pension, les bars homos et les restaurants new-age. Présentées ainsi, les Chroniques peinent à se distinguer d'une resucée "gay and lesbian" d'Hélène et les garçons... MAIS... Armistead Maupin parvient pourtant à élever les relations conventionnelles de ses personnages en un millefeuilles littéraire savoureux et digeste.
A lire, relire, et encore relire....

dimanche 1 avril 2007

La Vie des Autres

Das Leben der Anderen : Film allemand, vu en VOST français, récompensé par un oscar (meilleur film étranger 2007) et encore bien d'autres prix (prix de la meilleure mise en scène, du meilleur acteur, du meilleur second rôle masculin, de la meilleure photo, des meilleurs décors et du meilleur scénario aux German Awards).
Il mérite tout cela. Il est assez bouleversant sans tomber dans le drame. C'est un film qu'il faut montrer tant pour le côté mémoire que le côté historique. C'est forcé, cela touche le spectateur. A rapprocher légèrement de Good Bye Lenin ! pour le style visuel (normal pour l'époque) et du livre de Georges Orwell 1984 pour l'ambiance. Mais cette fois, ce n'est plus de la science-fiction, c'est de l'Histoire.

Voilà, pour ma critique à chaud (moins d'une heure après être sorti de la salle.)

Note :
17/20

mercredi 28 mars 2007

L'éloge de la fatigue

Vous me dites monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine.
Qu'on ne gagne rien à trop prodiguer,
Vous me dites enfin, que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué monsieur, mais je m'en flatte,
J'ai tout de fatigué : le cœur, la voix, la rate.
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, je ne m'en soucie pas.
Et quand je m'en soucie, je me ridiculise,
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On est jamais aussi fatigué qu'on le croit,
Et quand cela serait, n'en a t-on pas le droit?
Je ne vous parle pas des tristes lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitudes,
N'a plus que pour se mouvoir que de pales raisons.
Lorsqu'on fait de soi son unique horizon.
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre ou à se défendre.
Cette fatigue là est mauvaise à entendre.
Elle fait l'œil morne, le front lourd, le dos rond,
Et nous donne l'aspect d'un vivant moribond.
Mais se sentir plier sous le poids formidable,
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable.
Savoir qu'on a des joies ou des pleures dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain.
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course.
Et pour cela se battre à s'en user le cœur,
Cette fatigue là monsieur, c'est du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre.
Et sûr qu'on est le port et la route et le guet,
Où prendrait on le droit d'être fatigué?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marque chaque victoire en creux sur leur figure.
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus,
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.
La fatigue monsieur est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de lutte.
C'est le prix d'un laboure ou d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
Et c'est la preuve aussi qu'on vit avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils et là, je me sens fort.
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors, c'est une récompense.
Et vous me conseillez d'aller me reposer,
Mais si j'acceptai là ce que vous me proposez,
Si je m'abandonnais à votre douce intrigue,
Mais je mourrais monsieur, tristement de fatigue.

Robert Lamoureux - L'éloge de la fatigue

mardi 27 mars 2007

Dixie Chicks - Taking The Long Way

Pour vous situer, ce groupe a obtenu 5 récompenses aux derniers grammys awards, ce qui est aux USA une institution. Même si les américains considèrent que c'est de la country, je définierais plus leur style comme de la Country-Pop, car cet album est plus moderne que leurs précédents. Outre le fait que ce soit une musique facile à écouter, ce que je préfère, c'est la voix de la "Lead Vocal" que je trouve franchement superbe. Mention spéciale au titre "Everybody Kows" et au plus rhytmé "Lubbock or leave it". Enfin bref, même si ce n'est pas l'album du siècle, ça vaut le détour car très agréable à l'oreille.
L'album "Home" est aussi à conseiller (plus country traditionnelle que "Taking The Long Way")

lundi 26 mars 2007

Pink Floyd - Live at Pompéi - Director's cut



Tracklisting:
  • • 1. Echoes Part I
  • • 2. Careful With That Axe Eugene
  • • 3. A Saucerful Of Secrets
  • • 4. Us And Them
  • • 5. One Of These Days
  • • 6. Mademoiselle Nobbs
  • • 7. Brain Damage
  • • 8. Set The Controls For The Heart Of The Sun
  • • 9. Echoes Part II

Datant de 1972, ce DVD concert/docu montre un Pink Floyd inédit, seul face aux ruines et dans le vent descendant du Vésuve, dans un amphithéâtre de Pompéi. A cette époque, le groupe connaît son apogée psychédélique, sur la lancée inspiratrice de Syd Barrett, parti en 68, et alors qu'aucune tension ne vient encore tirailler les égos grandissants. Du coup, la complicité entre les musiciens est quasiment palpable, entre autres dans l'harmonie entre la basse ronde de Roger Waters et le clavier stratosphérique de Rick Wright (Set The Controls For The Heart Of The Sun), dans la cohérence entre la guitare déchirante de David Gilmour et la batterie hallucinante de Nick Mason (One of These Days)... Le titre Echoes, chef d'oeuvre de 20 minutes dans la lignée des titres longs et quasi classiques comme Atom Heart Mother, entame le concert et le conclut, comme le symbole discoïdal (le gong de Waters sur la couverture!) de la recherche d'une certaine perfection. Le reste du concert mêle musique planante, mélodies travaillées, improvisations opportunes, changements de rythmes, images sublimes et surtout ce feeling inégalé de Gilmour...

Mais Pink Floyd n'a tout de même pas fait le tour de son sujet: on assiste sur le dvd aux répétitions et à l'enregisrement de ce qui sera proposé pour cette fois la conquète d'un public planétaire et la reconnaissance de leurs pairs du rock, à savoir le troisième album le plus vendu de tous les temps: The Dark Side of The Moon, mais ça c'est une autre histoire...